le plus sçavant des oyseaulx

Calendrier

Juin 2014
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      

Tribune

  • anfiopy : Excellent site, added to favorites!!...
  • Anthony : Bonne continuation :)
  • sancho : oyseaulx, j'ai découvert la mine d'argent (peut-être d'or) de vos cours. J'y ai déjà laissé une trace de mon passage.
  • Ritoyenne : Un ptit coucou, je passe souvent :)
  • Ritoyenne : Oyseaulx sont bons compagnons.
  • Ninlyorbini :
  • Anonyme :
  • Anonyme :

Réagir :
Nom
Adresse web

Archives par mois

Liens

liens

études sçavantes

Réponses aux objections

Vendredi 27 Juin 2014.

La condition post-humaine

pour en finir une bonne fois pour toutes

Z'avons été informé que journal se nommant, nous dit-on, libération, a publié, en ce jour, page, qui fust promptement retirée, en laquelle informe lecteur que Michel Foucault, ès mots et les choses, escript homme estre invention récente, apparue vers 1800. Outre que dist article est escript en rédaction digne de que aujourd'hui est gosse de classe terminale, ne dist pas mesme homme, selon mesme Foucault, estre disparu vers 1950, avec thèse de doctorat de Lévi-Strauss.
Aussi, souhaitons que dite vermine humaine, rampant à surface de globe terrestre, souhaitons disparaisse au plus vite pour que planète appartienne aux oyseaulx.

oyseaulx | 00 h 45 | Rubrique : Réponses aux objections

Permalien | aucun commentaire

Vendredi 01 Novembre 2013.

关于黑格尔精神现象学

ex avium cœlestium sapientiumque colloquiis excerpta nunc demum exhibita

—  En l’absence de contexte, il m’est difficile de me prononcer sur le sens de cette phrase. Telle quelle, cela peut ressembler à une boutade. Mais, en même temps, cela semble faire allusion à un problème précis, comme celui des relations qu’entretiennent la santé et la maladie, la raison et la folie, la question de savoir ce qui permet de penser la folie comme une maladie. Mais, encore une fois, il faut d’abord savoir un minimum de quoi on parlait exactement.
—  Je devais certainement penser au livre de Karl Jaspers (qui était, de sa formation, à la fois, psychiatre et philosophe) intitulé Strindberg et van Gogh, livre qui date, je crois, de 1922 ; traduction française aux Editions de minuit, avec une préface de Blanchot. Je cite de mémoire, car je ne possède pas ce livre que ma femme m’avait sorti d’une bibliothèque, il y a une quinzaine d’années. Peut-être pensais-je aussi au dernier chapitre, controversé, de l’Histoire de la folie de Foucault. N’était-ce pas surtout histoire de faire chier votre camarade philosophe que vous savez, j’ai oublié jusqu’à son nom ?
—  Plus exactement, si la normalité se définit comme identification (aux images parentales, au sujet supposé savoir etc. : je suis normal parce que j’ai réussi mon transfert, c’est-à-dire j’ai réussi à m’identifier à une figure de l’autorité, je veux effectivement être calife à la place du calife), la folie serait, non pas l’échec, mais, plus exactement, le refus de s’identifier au modèle d’une autorité qu’on aspire à imiter ou à remplacer. L’éducation est une succession d’identifications (au père, à la mère, au curé, au psychanalyste, au professeur de philosophie, à l’Inspecteur général) ; la folie consiste à refuser de s’identifier, successivement, à ses diverses incarnations du pouvoir, c’est le refus de se prendre pour une incarnation du pouvoir (je ne sais pas si j’appellerais encore cela une individuation, aujourd’hui, car il y a des individuations qui échappent à cette identification fatale ; en d’autres termes, il y a, peut-être, de « bonnes » individuations, qui ne sont donc pas des identifications et échappent à ce modèle de l’identification névrotique et vont donc être définies, par les media et doctrines dominantes, comme étant de nature psychotique). Je pense que c’est quelque chose comme cela que je voulais dire.
—  Prenez, par exemple, la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel. Il y a deux façons de la lire. Il y a la lecture humaniste, représentée par Kojève et par le premier Hyppolite, où la conscience traverse des identifications successives, dans lesquelles elle finit, à chaque fois, par reconnaître qu’il s’agissait d’une fausse identification qu’elle finit par rejeter comme une illusion, mais pour rencontrer, en fin de compte, dans le savoir absolu, une dernière et définitive identification qui correspond à sa vérité. Elle a trouvé sa vérité à travers le périple de ses identifications illusoires et provisoires, provisoires parce qu’elles se révèlent, à chaque fois, illusoires. Selon la formule idiote de Pindare, que Nietzsche a vulgarisée, elle est devenue ce qu’elle est. Puis, il y a une autre lecture, anti-humaniste, celle du second Hyppolite, d’Althusser, du Révérend Père Labarrière et du regretté Gérard Lebrun, où ce que la conscience découvre à la fin de son périple, ce n’est pas du tout qu’elle est devenue, dans sa vérité, ce qu’elle est en tant que conscience, mais que la vérité est qu’il n’y pas de conscience, pas de conscience vraie en tout cas, que la vérité ne peut jamais se présenter sous la forme d’une conscience, qu’une conscience vraie est une contradiction dans les termes. Autrement dit, ce dont elle découvre le caractère illusoire, à la fin, ce ne sont pas, à proprement parler, les expériences qu’elles a subies et dont elle a, tour à tour, éprouvé le caractère illusoire, mais, au contraire, que ce qu’il y avait d’illusoire dans ces expériences ne tenait pas à leurs contenus, mais au simple fait  qu’ils étaient vécus sur le mode d’une conscience. L’illusion ne consistait donc pas en un revêtement fallacieux dont s’affublait un sujet par ailleurs intègre, mais venait de la nature subjective même des expériences où s’offraient ces contenus. Il ne s’agissait pas de contenus illusoires vécus par une conscience innocente ; au contraire, les contenus pouvaient être vrais pour leur compte et seul le fait qu’ils fussent vécus sur le mode d’une conscience les rendait illusoires. Ce qui était illusoire, ce n’était pas le contenu de l’expérience (illusion empiriste et objectiviste (ou subjectiviste, ce qui revient au même) fort répandue), mais la forme dans laquelle il s’offrait, la forme de la conscience que caractérise la dualité d’un sujet et d’un objet. Il ne s’agissait donc pas de mauvaises identifications qui laisseraient ouverte la possibilité finale d’une bonne identification (une fois que la conscience a perdu ses illusions et finit par se soumettre à la dure loi de l’existence, pour le plus grand bénéfice des projets criminels que nourrissent les dirigeants de nos sociétés) ; c’est, au contraire, l’identification, en tant que telle, qui est mauvaise. Le savoir absolu n’est donc pas l’ultime identification d’une conscience qui se retrouve, enfin, chez elle, mais l’expérience d’une individuation qui n’est plus une identification. Les mauvaises individuations sont des identifications (appelées aussi subjectivations) ; les bonnes individuations sont des expériences qui révèlent le caractère illusoire, non pas de telle ou telle identification passagère qu’invaliderait le caractère provisoire de son contenu (arrêtons de cracher sur les contenus de nos expériences), mais celui de la forme de l’identification en tant que telle. Une bonne individuation est une expérience qui n’opère pas par identification, mais une individuation qui n’est pas une identification ; c’est exactement le contraire de ce que fait la psychanalyse (et il y a encore bien pire et bien plus insidieux que la psychanalyse : la communication et la société consensuelle). Tel est le sens de la doctrine du Scepticisme antique, que Montaigne semble avoir été le seul à comprendre parmi les Modernes (voir la thèse de Jean-Paul Dumont sur le Scepticisme antique (1972) et l’article correspondant de l’Encyclopædia Universalis). La question de Montaigne est : comment s’individuer sans tomber dans le piège de l’identification ? comment s’individuer sans tomber dans le piège de la subjectivité ? Un demi-siècle après, c’est fini tout ça, c’est le Cogito (1637) et l’édit d’internement des fous (1656). On imagine déjà Montaigne dans un hôpital psychiatrique soviétique. Montaigne à opposer  au pauvre Rousseau (pauvre, car je le plains, mais je l’aime bien), dont les Confessions aboutissent à la constitution d’un sujet qui deviendra la catégorie juridico-policière de la personne (ou du citoyen) ; c’est le sujet du contrat social. Un conseil de lecture : quelqu’un a très bien restitué l’ambiguïté de la Phénoménologie de l’Esprit, c’est Jorge-Luis Borges, dans le deuxième récit de Fictions, intitulé « Approche d’al-Mu’tasim ». La fin du récit est saisissante et on sent bien les deux possibilités d’interpréter la situation. Borges s’appuie, du reste, sur le mantiqu-ttayrun ( le Colloque des oyseaulx) de ‘Attar, mystique persan du 12e (?) siècle (le titre est arabe, mais le texte est en persan ; il existe des adaptations en français).
—  Ce n’est pas moi qui parle de savoir absolu, mais Hegel, dans le dernier chapitre de la Phénoménologie de l’Esprit. La question est de savoir si ce savoir absolu revêt la forme d’une conscience (interprétation de Kojève et d’Hyppolite I) ou pas (interprétation d’Hyppolite II (dans Logique et existence, 1953), de Labarrière (1970, 1980 et 1996) et de Gérard Lebrun (dans la Patience du concept, vers 1965). Par conscience, on peut entendre tout et n’importe quoi, et l’on n’entend en général rien du tout ; c’est là toute la ressource d’une entreprise comme celle de Hegel (comme, plus tard, des existentialistes et, notamment, de Sartre, dans l’Etre et le Néant) de faire de la philosophie à partir des concepts, si l’on peut dire, du sens commun. Personnellement, je pense que c’est une imposture et qu’en philosophie, comme dans toute discipline sérieuse, on doit savoir, avec précision, de quoi on parle, mais l’histoire de la philosophie demeure ce qu’elle est et je n’y peux rien. Si je traduis donc l’alternative précédente en des termes plus rigoureux, cela devient : est-ce que l’ultime étape de l’odyssée de la conscience que décrit la Phénoménologie de l’Esprit est une étape qui est de même nature que les précédentes ? Ou bien s’agit-il d’une transformation plus radicale où l’expérience de la conscience (l’expérience que fait la conscience, son vécu) ne change plus, simplement, de contenu, comme précédemment (la conscience devient sceptique après avoir été stoïcienne, par exemple), mais, carrément, de forme ; c’est donc la forme même de la conscience qui est abolie ? Cela veut dire que la conscience s’aperçoit que la forme de son vécu en tant qu’elle est une conscience n’est pas la forme adéquate dans laquelle peut se présenter la vérité, mais que cette présentation revêt une autre forme, celle du concept par exemple, et, par conséquent, le sujet qui va être porteur de la vérité, dans ces conditions, cela ne pourra plus être la conscience, mais le concept, et la forme dans laquelle va être livrée la vérité, cela ne pourra plus être celle d’une expérience, mais celle d’une dialectique, qui est la forme dans laquelle vont se déployer les figures du concept qui n’ont plus rien avoir (j’insiste sur ce point, car c’est le lieu où se produit l’erreur de Kojève et de ses disciples, dont Sartre ou Lacan) avec les figures de la conscience, ces figures dont l’exposition fait l’objet de la science appelée phénoménologie par Hegel ; c’est pourquoi, après avoir écrit la Phénoménologie de l’Esprit, Hegel va écrire la Science de la Logique, qui est l’exposition des figures selon lesquelles se déploie le concept, et non plus la conscience. Et là où moi je dis : Kojève et consorts sont des évolutionnistes petits-bourgeois, c’est parce qu’ils instaurent, entre les figures de la conscience qu’expose la Phénoménologie de l’Esprit, d’une part, et les figures du concept que déploie la Science de la Logique, d’autre part, la même sorte de relation aberrante qu’instaure la loi biogénétique fondamentale entre l’ontogenèse et la phylogenèse (ontogenèse=phénoménologie, et phylogenèse=logique). Pour les évolutionnistes (et les kojéviens sont l’équivalent philosophique des évolutionnistes), l’ontogenèse récapitule la phylogenèse ; donc, la phénoménologie récapitule la logique = les expériences de la conscience récapitulent et reproduisent les articulations du concept (de la pensée). Par conséquent, la relation entre phénoménologie et logique va être pensée sur le modèle d’une relation entre l’expérience individuelle et l’expérience historique ; l’expérience individuelle récapitule l’histoire de la pensée (philosophique, scientifique) et consiste à se les assimiler ; cela s’appelle l’éducation (apprentissage individuel des figures historiques du savoir). Moi je dis : pas du tout, bien sûr qu’il n’y a aucune différence entre expérience individuelle et expérience historique, mais ça, c’est la phénoménologie ; la logique, c’est tout-à-fait autre chose, la logique, ce n’est pas du tout une histoire de la pensée, et un concept n’a pas d’histoire au sens où l’expérience peut en avoir une. Par exemple, si vous êtes évolutionniste, et, en outre, un peu con, vous allez dire : regardez la série animale (ou échelle des êtres), vous avez des formes vivantes de plus en plus complexes et, pour aboutir, vous avez l’Homme qui en est la figure finale, comme le savoir absolu est la figure finale de la conscience chez Kojève. Je dis : pas du tout, l’Homme n’a pas plus de titre que n’importe quelle autre forme vivante à faire figure de savoir absolu ; le savoir absolu ne peut pas revêtir la figure d’une forme vivante, il s’agit d’une figure d’un tout autre ordre : le concept qui fournit l’intelligibilité de la série animale, ce n’est pas l’anatomie humaine à laquelle toutes les formes de l’anatomie comparée seraient alors rapportées pour trouver leur explication ; ce qui explique l’anatomie de toutes les formes vivantes ne peut, en aucun cas, être lui-même, une forme vivante parmi d’autres ; il ne doit pas lui-même faire partie de la série qu’il s’agit d’expliquer, mais il s’agit de ce que Geoffroy Saint-Hilaire appelait l’animal abstrait (voir : François Dagognet, Le Catalogue du vivant, vers 1970). Ce qui explique la succession des expériences de la conscience ne peut pas être, à son tour, une expérience, donc une figure de la conscience ; il doit s’agir de quelque chose dont la nature est fondamentalement différente de celle de la conscience. Cela ne sert à rien de dire que Dieu est la cause des créatures (Spinoza) si vous concevez Dieu sur le modèle d’une créature (Moïse ; voir le Traité théologico-politique) ; cela ne sert à rien de dire que le concept est l’explication des expériences de la conscience (Hegel) si vous faites du concept une figure de la conscience (Kojève). Donc, réponse au premier point : conscience = expérience = identification (j’apprends bien mes leçons d’arabe ou de russe parce que j’aime bien le calife ou le secrétaire général et que j’aimerais être, un jour, calife ou secrétaire général à la place du calife ou du secrétaire général ; donc, l’éducation consiste à s’identifier au calife ou au secrétaire général ou au marchand de légumes secs ou à tout ce qu’on veut) et telle est la forme de l’individuation qui est couramment présentée comme devant naturellement s’imposer dans une société policée, mais ce n’est pas nécessairement la seule manière possible de s’individuer ; seulement, les autres individuations ne sont pas généralement tenues pour souhaitables si vous voulez garantir un minimum de revenus à vos enfants. Le primat complètement totalitaire de la conscience dans le discours commun, alors que personne n’est capable de vous expliquer ce que signifie cette notion, peut servir, ici, d’illustration. Conjointement, la notion, non moins floue et galvaudée, d’inconscient a pour fonction de rassembler, sous le terme de refoulé, toutes les aspirations individuelles qui peuvent être ressenties comme dangereuses pour lesdits revenus, l’intérêt de la notion d’inconscient étant de les stigmatiser comme illusoires (perdre ses illusions, formule qui résume exactement l’ambition qui est, aujourd’hui, celle de l’école).
    Sur le deuxième point : oui, mais il faut bien distinguer deux choses. Il y a l’expérience que les fous eux-mêmes font de leur individuation non-identificatoire (van Gogh), et, puis, il y a les effets pathogènes de l’action en retour qu’ils subissent de la part de la société, enfin de leurs parents essentiellement et, accessoirement, si le besoin s’en fait sentir (à leurs parents, évidemment), du psychiatre, action en retour qui consiste, essentiellement, en une injonction identificatoire (où le psychiatre assume la fonction identificatoire du calife ; c’est le tristement célèbre « transfert » ; voir l’avant-dernier chapitre de l’Histoire de la folie de Foucault) ; ce sont les fameux « repères » : le fou n’est jamais en quête de repères, il n’est en manque de repères que lorsqu’on le prive de ceux qu’il s’était spontanément donnés, mais qui ne sont pas souhaitables pour ses futurs revenus (quelqu’un qui décide d’être peintre, par exemple ; qu’on ne vienne pas me dire qu’il s’identifie à Cézanne, mais on va tout faire pour qu’il s’y identifie ; c’est à cela que servent les écoles des beaux-arts, où il s’agit de transformer secondairement une individuation non-identificatoire naissante en une identification à des modèles, dans tous les sens du terme). Ce n’est que dans ce deuxième cas que la folie peut devenir une maladie, à savoir, plus précisément, en cas d’échec de l’identification secondaire. La maladie mentale résulte du traitement infligé à la folie, et seulement au cas où les identifications secondaires proposées ne « prennent » pas. Il y a donc trois possibilités : réussir sa folie (Cézanne, qui « ne savait pas dessiner ») ; y renoncer (apprendre à dessiner et devenir un peintre académique avec une clientèle fidèle ; dans ce cas, on est guéri de sa folie, mais pas nécessairement de sa maladie, car il peut y avoir des retours du refoulé) ; tomber malade de la nostalgie de la folie à laquelle on vous a fait renoncer : c’est le retour du refoulé et c’est seulement dans ce dernier cas qu’on peut parler de maladie mentale.

oyseaulx | 03 h 15 | Rubrique : Réponses aux objections

Permalien | 4 commentaires

Mercredi 10 Avril 2013.

Sartre a-t-il influencé Deleuze et Foucault ?

où l'on montre qu'on peut toujours recommencer à foutre la merde

Deleuze influencé par Sartre ? En 1945, c'est attesté, mais l'enseignement d'Alquié en khâgne a pu lui ouvrir les yeux sur les ambiguïtés de l'existentialisme, « un tissu de contresens », disait-il.  Au cours de la préparation de l'agrégation, n'est-ce pas Bergson qui a pris le relais ? Au passage, l'article de 1956, que nous avouons n'avoir pas eu sous les yeux depuis 1973, contient-il autre chose que le livre de 1966 ? Il nous semble aussi qu'à partir de 1970 Deleuze a été surtout le scribe de Guattari, qui, avec sa conception de la « machine désirante » réglait son compte à Lacan, en sa qualité de camerlingue éconduit au profit de Miller par ce Pape. Le seul texte franchement sartrien de Deleuze que nous connaissions est l'article sur Tournier, où la notion de structure semble bien avoir un sens sartrien, et qui est d'ailleurs un texte sérieux, bien qu'inspiré par des connivences de réseaux intello-mondains.

Influence de Sartre sur Foucault ? C'est beaucoup moins sûr. Outre que Sartre était peu prisé à l'Ecole normale supérieure dans les années d'après-guerre, le développement intellectuel de Foucault évolue dans le cadre d'une psychologie assez éclectique, plus proche de Lagache  que de Merleau-Ponty, et donc, du coup, plus médicale que philosophante, préparant l'auteur à ses futurs travaux sur l'histoire de la médecine et de la psychiatrie. Sur le plan proprement philosophique, l'influence déterminante est, dans un premier temps, Heidegger, avant la découverte de Nietzsche, en laissant de côté les références sadiennes qui ont plutôt valeur de provocation. A la lisière de la philosophie et de la psychologie, l'influence de Ludwig Binswänger (qu'il traduira et préfacera) a sûrement été déterminante, ainsi que, d'une façon générale, celle de la Daseinsanalyse. Foucault tel qu'en lui-même semble sorti de ses lectures upsaliennes et, peut-être, des remarques critiques que lui fit Dumézil (dont l'influence ne doit être ni sous-estimée, ni surestimée) au cours de la correspondance qu'ils échangèrent à ce sujet jusqu'en 1960, c'est-à-dire jusqu'à l'achèvement de sa thèse. Nous sommes ici très loin d'une mouvance sartrienne, semble-t-il ; aussi, la thèse de Foucault modifie-t-elle, en profondeur, non seulement la perception que les historiens avaient du statut historique de la folie à l'époque classique et moderne, mais jusque la nature des relations que la discipline philosophique entretient avec la psychologie et avec l'histoire. Enfin, des sources extra-théoriques, et notamment musicales, ne doivent pas être négligées. Foucault est à Sartre ce que sont les Structures de Boulez au Bœuf sur le toit et cette inspiration persistera jusqu'à l'Archéologie du savoir et la Leçon inaugurale.

oyseaulx | 18 h 52 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 04/11/14 à 18 h 14

Permalien | 2 commentaires

Mercredi 02 Mars 2011.

Comment la science française juge M. Khadafi ?

« un homme courtois, érudit et visiblement passionné par les sciences de la nature »

Voici en quels termes un monsieur qui ne peut pas démissionner de son poste pour la bonne et simple raison qu'il n'en occupe aucun, il suffisait d'y penser, est évoqué dans l'ouvrage récent (2006) d'un éminent paléontologue français :

 


C'est, en effet, ce qu'on peut lire aux pages 235 à 237 de l'ouvrage intitulé d'Abel à Toumaï/nomade, chercheur d'os (sic), publié aux éditions Odile Jacob, par le paléontologue Michel Brunet, Professeur à l'Université de Poitiers (Vienne), qui crut reconnaître un Hominidé dans un fossile vieux de six millions d'années. Nous ne discuterons pas ce dernier point, mais ne tenons pas pour impossible que le passage soit supprimé d'éditions ultérieures et qu'en attendant les exemplaires en circulation soient retirés des rayons. C'est pourquoi nous avons souhaité les reproduire, ici, en fac-simile, afin que vérité historique et textuelle soit sauve et, surtout, complète.

Sans avoir mauvais esprit, on sera sensible au détail que ce genre de rencontres, comme disait Deleuze, se trament dans le sillage de réunions consacrée à une discipline mystérieuse qui se nomme, paraît-il, éthique.

Si vous m'en croyez, c'est encore un de ces connards qui descend d'un Singe.

oyseaulx | 22 h 00 | Rubrique : Réponses aux objections | Màj : 23/05/12 à 01 h 32

Permalien | 2 commentaires

Mercredi 26 Janvier 2011.

République française crapuleuse et trafiquante

Ministère de l'insinuation diffamatoire

Dans un document administratif intitulé « notation administrative », un rédacteur du site fait l'objet d'appréciations diffamatoires de la part de son supérieur hiérarchique. L'intéressé lui répond.


 
En sa qualité de supérieur hiérarchique, l'autorité signataire du document a à connaître des bulletins de paie de l'intéressé. Elle ne saurait donc ignorer que ce dernier est privé de son traitement de professeur depuis plus d'un an. L'appréciation selon laquelle l'intéressé « est payé à ne rien faire » est donc, clairement, une insinuation diffamatoire de nature à porter atteinte à l'honorabilité de la personne. Nous avons toujours défendu comme ligne directrice de la rédaction du site l'idée que la justice n'a pas pour fonction de protéger la victime, mais de permettre au prédateur d'agir. Nous n'aurons donc pas l'inconséquence de citer l'autorité devant un tribunal, mais pensons que l'échange de propos demeure susceptible d'intéresser le public cultivé.

oyseaulx | 18 h 36 | Rubrique : Réponses aux objections

Permalien | aucun commentaire

Mardi 18 Janvier 2011.

oyseaulx attaquent

administration, forfaiture et concours truqués : dans les bas-fonds de l'enseignement supérieur, un délicieux fumet de cadavre exquis

Nous reproduisons, avec son autorisation, le document suivant publié par un collègue sur son site privé.

Lettre adressée par l'intéressé à M. le Secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 16 juillet 2010.


    Après plusieurs années d’auxiliariat, j’ai été reçu au C. A. P. E. S., puis, à l’agrégation de lettres classiques en 1990 ; devant le divorce moral qui m’opposait à l’Inspection de ma discipline, je me suis présenté, avec succès, à l’agrégation de philosophie en 1996. A l’issue d’une procédure disciplinaire engagée à mon encontre sur la foi d’une dénonciation calomnieuse, j’ai fait l’objet d’un déplacement d’office en 2007. Depuis cette date, j’alterne de brèves périodes d’activité, des congés médicaux, des périodes de non-affectation et d’autres d’absences irrégulières pour lesquelles je suis privé de mon traitement depuis décembre 2009. Devant cette absence de perspectives, je me suis inscrit au Concours d’admission de l’Ecole nationale des Chartes, pour laquelle j’éprouvais, depuis longtemps, une vieille inclination. Il s’agit du concours qui s’appelle, administrativement, la « section A ». Je pensais aussi que l’obtention du diplôme d’archiviste-paléographe  était susceptible d’apporter un lustre rétrospectif à une thèse commencée, naguère, sous le régime de l’ancien doctorat d’Etat et que des mesures administratives ont privée de toute efficace symbolique au point que le renouvellement de la qualification me fut refusé pour absence de publications. J’ai subi les épreuves écrites au mois de mai et j’ai été déclaré admissible le 17 juin. Je ne savais pas que j’occupais la 11e place, sur 30 admissibles, pour 67 candidats, avec une moyenne de près de 12,5.
    Pour la bonne intelligence de la suite, il faut savoir que l’épreuve orale de Version allemande a lieu avant les autres épreuves orales (pour de simples raisons de salles, l’épreuve de langue ayant lieu dans la bibliothèque de l’Ecole qui sert, ensuite, pour l’épreuve de latin) ; elle a donc eu lieu le mardi 22 juin, en présence de témoins, devant un jury de trois membres (comme aux autres épreuves), l’épreuve suivante, celle d’histoire du moyen âge, étant fixée au jeudi 24, et les trois autres épreuves la semaine suivante, du lundi 28 au mercredi 30 ; jeudi premier juillet était la date initialement prévue pour la publication des résultats, qui a été reportée de huit jours, le jury ayant cependant bien délibéré le premier juillet. Les épreuves ont eu lieu dans la Grande Salle et dans la bibliothèque de l’Ecole, en présence d’un public nombreux formé de candidats et de futurs candidats, auxquels se mêlent parfois élèves et anciens élèves. A l’issue de ma dernière épreuve, qui a eu lieu la veille des délibérations, j’ai eu la surprise de constater, au cours d’un assez long entretien avec une candidate, que la note qui m’avait été attribuée à l’épreuve orale de Version allemande semblait notoire parmi les candidats et, de fait, celle qu’on m’indiquait est bien celle que porte le relevé des résultats. Il n’est pas invraisemblable de supposer qu’en réalité les notes doivent demeurer secrètes jusqu’aux délibérations, de façon à permettre aux jurys des autres matières de former leur jugement en toute indépendance. Cette indiscrétion pourrait donc constituer une irrégularité et fournir matière à contentieux. A l’issue de cette première épreuve, l’on savait donc, mais l’on n’aurait pas dû savoir, que, mon total provisoire s’élevant désormais à 92,5, un écart de seulement 25,5 points me séparait de l’admission, qui aura été à 118. A ce moment-là, il me restait encore quatre épreuves à subir, et il suffisait que j’obtienne deux 6 et deux 7 pour être reçu. Or, de pareilles notes ne sont pas très difficiles à obtenir, même à une épreuve médiocre ; de fait, ai-je failli les obtenir. Mais quelque chose a dû se passer ensuite, avec quoi le report de la date de publication des résultats pourrait n’être pas sans rapport, la raison invoquée étant la non-parution de l’arrêté fixant le nombre de postes mis au concours. Du moins est-il significatif que la date définitivement retenue ait été annoncée aux candidats le lendemain des délibérations. On n’échappe pas à la sombre impression que le jury, présidé par le directeur de l’Ecole, qui dépend de l’administration, et non par une personnalité indépendante, comme un membre de l’Institut, a cédé à des instances ministérielles. Dès lors, le président du jury a « agi en fonctionnaire de l’Etat », plutôt qu’en garant de la scientificité des épreuves. Aussi est-ce sans surprise que j’ai appris que j’étais refusé 21e, à 2,5 points (sur 220) de l’admission (en précisant que les candidats classés 18e, 19e et 20e forment la liste complémentaire.
    On peut sans doute s’interroger sur un professeur de l’enseignement public qui, à cinquante-huit ans, s’essaye à soustraire un poste mis à un concours d’ordinaire réservé à des élèves de classes préparatoires ; je dois aussi reconnaître la perspicacité d’un jury qui semble avoir parfaitement percé à jour une stratégie qui consiste à réussir un concours grâce à des matières plus ou moins accessoires eu égard à son objet particulier. Il reste qu’il s’agit d’un concours national auquel tout citoyen possédant le titre requis peut se porter candidat. Je pense que j’ai été victime d’une intention malveillante et je ne suis pas certain que l'administration y soit étrangère.

Avec l'accord de l'auteur, nous nous réservons de publier, si besoin est, d'autres documents tirés de son site pour démontrer la forfaiture de l'administration ou éclairer le contexte sous-jacent du litige.

oyseaulx | 16 h 41 | Rubrique : Réponses aux objections

Permalien | un commentaire

Mardi 09 Novembre 2010.

Petit lexique à l'usage de ceux ou celles qui prétendent continuer à vivre malgré les menaces que fait peser sur leur existence l'obscurantisme ambiant, et composé à leur intention par quelque sçavant oyseaul

précédée d'une lettre de l'auteur, relative au génie de la langue chinoise et révélant les noirs desseins des impérialistes pour tromper le peuple



Salut Oyseaulx !

J'espère que tu vas bien depuis l'autre jour. Je t'envoie ce beau diaporama, c'est un dépaysement dans la couleur absolument magnifique.
Lexiaguo pourrait s’écrire 乐下国 en caractères simplifiés, ou 樂下國 en caractères traditionnels, et signifier « le pays (qui est placé) sous les bonheurs », ou « les bonheurs (qui descendent) sur le(s) pays » ; il n'y a aucune différence entre les deux sens du point de vue de la grammaire du chinois. A savoir que 乐, ou 樂, se prononce le et signifie le bonheur. Comme on voit dans la rue des petits champs, à Paris, où un restaurant porte le nom de 百樂, graphie qui laisse penser que ses propriétaires ont quitté leur pays avant 1958 ou viennent de Taiwan ou de la diaspora, et signifie les cent bonheurs. Ensuite, que 下, xia, signifie descendre, c’est ainsi que il pleut se dit 下雨 xia yu, et il neige 下雪 xia xue. Notez, au passage, que le caractère雪 xue, la neige, renferme le caractère 雨 yu, la pluie, la graphie rendant ainsi sensible le lien logique entre ces deux représentations, ce que nos langues ne sauraient faire. Quant au caractère 下 xia, il s’emploie indifféremment comme verbe, au sens de descendre, aussi bien transitivement qu’intransitivement, et comme préposition, au sens de en-dessous de, à ceci près que la différence de ces deux emplois sera néanmoins rendue sensible, en chinois, par la place qu’il occupe par rapport à son régime ; ainsi 下梯 xia ti voudra dire descendre l’escalier, mais 梯下 ti xia, sous l’escalier (dans la langue actuelle, on dira plus correctement 梯下边 ti xiabian, ou encore 梯下面 ti xiamian,  voire 梯的下边 ti de xiabian et 梯的下面 ti de xiamian, qui paraissent plus corrects ; je ne suis du reste pas certain qu’on puisse employer 梯 ti ainsi tout seul au sens d’escalier dans la langue actuelle et s’il ne faut pas lui ajouter un autre caractère). Par où voyez que n’existe, dans la langue, nulle différence nécessaire entre verbes et prépositions et que dicte différence est pure imagination feinte par impérialistes pour tromper le peuple. Enfin que 国 (graphie traditionnelle 國 qui renferme la clef de la hallebarde 戈 ge) guo signifie le pays. Savez que yunnan s’escript 云南 et signifie le Sud 南, nan, des nuages, 云 yun. Par où voyez que n’existe nulle distinction de nombre singulier ou pluriel, qui est autre invention de professeurs jésuites de rhétorique galante et fallacieuse par où cherchent prendre oyseaulx dans rets du cygnifiant.

Je suis actuellement dans un projet pictural, en souhaitant que je vendrais mes tableaux. Soit on escript en langue sçavante, soit l’on respecte l’emploi des modes propre à la langue vulgaire.

Peux tu m'écrire comment on écrit : LA VIE en arabe  et en chinois, de façon à ce que je puisse reproduire tes caractères. Merci beaucoup pour ta coopération.

La vie se dit exactement comme le verbe vivre 活, huo. A quoi doit probablement s’ajouter en l’occurrence le caractère 着 zhe, graphie traditionnelle 著, comme marque du duratif. Voyez par là que n’existe nulle différence entre nom et verbe, qui est simple fiction grammaticale des ennemis du peuple à fins que vous laisse deviner. Sur tous ces poincts, voyez la sçavante dissertation qu’avons composée à votre intention et que trouverez en annexe. Examinerons cas de arabe en autre occasion. Pas sûr que bonne idée mélanger arabe à chinois.
    Savez que M. Polotski se trouve banni des bibliographies savantes pour avoir soutenu que propositions indépendantes n’existent pas en égyptien ? Ce qui ébranla fondements de linguistique anglo-saxonne ?

Dissertation jointe aux présentes.

Petit lexique à l'usage de ceux ou celles qui prétendent continuer à vivre malgré les menaces que fait peser sur leur existence l'obscurantisme ambiant, et composé à leur intention par quelque sçavant oyseaul

活              huo, deuxième ton, vie ; graphiquement, ce caractère est celui de la langue (舌, she, deuxième ton), affecté de la clef de l'eau, 水, shui, troisième ton.

活着   huozhe (zhe atone), être en vie, (continuer à) vivre (titre d'un film) ; noter que zhe 着, dont le caractère traditionnel est 著, est, ici, la marque du duratif, ou, selon la linguistique inféodée à l'impérialisme nippon, un suffixe duratif, mais, selon le collectif des oyseaulx sçavans, il n'y a pas de suffixes en chinois, car le chinois n'est pas, comme le japonais ou le turc, une langue agglutinante ; zhe est donc un mot comme un autre, mais c'est un mot grammatical, dont la fonction est structurelle, non sémantique, comme diraient le regretté Abel Rémusat et le non moins regretté Wilhelm von Humboldt, ainsi qu'on voit dans leur correspondance, et oui, les oyseaulx connaissent tout ;

云              yun, deuxième ton, nuage ;
南              nan, deuxième ton, sud ;

云南         yunnan, le Sud nuageux (nom de l'une des dix-huit provinces de l'ancienne Chine ; elle a conservé son nom dans la Chine actuelle) ;

乐              le, atone (?), plaisir, bonheur ; ce caractère se prononce aussi yue, quatrième ton, dans des combinaisons différentes ;

下             xia, quatrième ton, en-dessous (en ce sens, ne peut s'employer seul en langue moderne ; il faut dire xiabian 下边, ou xiamian 下面), descendre ; de notre point de vue occidental, il sera considéré comme un verbe lorsqu'il est placé devant son régime, et comme une préposition lorsqu'il est placé après) ;

国                  guo, deuxième ton, pays ;

乐下国          lexiaguo, « le pays (qui est placé) sous les bonheurs », ou « les bonheurs (qui descendent) sur le(s) pays » ; il n'y a aucune différence entre les deux sens du point de vue de la grammaire du chinois (!) ;

樂下國          lexiaguo, cette fois, en caractères traditionnels;

百樂            baile (?), « les cents bonheurs » (ou : « les cent saveurs », « les cent parfums », mais il y aurait d'autres mots possibles pour exprimer cela, par exemple 味, wei, saveur) ;

快乐              kuaile, joyeux, agréable, « convivial » ;

快樂              kuaile, en caractères traditionnels.

oyseaulx | 00 h 21 | Rubrique : études sçavantes

Permalien | 2 commentaires

Lundi 12 Juillet 2010.

In Sorbonicolas Oratio Prima

desinit in piscem

 
    Avons reçu lettres de MM. de la Sorbonne, ès termes que s'ensuit.




    On précise que les candidats classés 18e, 19e et 20e bénéficient de l'inscription sur une liste complémentaire leur permettant d'être déclarés admis en cas de désistement d'un candidat admis. Cette faculté n'est pas octroyée aux candidats classés au-delà du 20e.
    Il n'est pas sans intérêt de savoir que l’épreuve orale de Version allemande a lieu avant les autres épreuves orales (pour de simples raisons de salles, l’épreuve de langue ayant lieu dans la bibliothèque de l’établissement, qui sert, ensuite, pour l’épreuve de latin).
    Quaestio hyperdilucidissima : Ces poincts précisés, quelque chose vous paraît-il curieux dans ce bulletin ?

oyseaulx | 11 h 27 | Rubrique : Réponses aux objections | Màj : 12/07/10 à 17 h 12

Permalien | 2 commentaires

Dimanche 21 Juin 2009.

« J'ai vingt ans, je suis beau et je ne veux pas mourir. »

Delanoer m'a scié

    Le parti socialiste va mal. Faute de renflouer ses caisses sur le dos des électeurs qu'il n'a plus, M. le Maire, qui est éléphant de ce parti, va recourir à la combine habituelle par temps de disette : une opération immobilière massive dans le centre de la capitale.
    Sauf qu'à l'ombre de ces arbres, des oyseaulx vivaient heureux. Des oyseaulx qui ne l'entendent pas de cette oreille. Prions Allah nuict et jour qu'Il envoye ses sainctz oyseaulx conchier cet Impie.












































 

oyseaulx | 21 h 44 | Rubrique : images

Permalien | 5 commentaires

Jeudi 28 Mai 2009.

nous avons trouvé

comprenne qui pourra

oyseaulx | 22 h 33 | Rubrique : études sçavantes

Permalien | 5 commentaires

Lundi 18 Mai 2009.

« nous sommes intensément obstinés et l’infini est notre allié. »

la Ronde infinie des Obstinés au Louvre, 16 mai 2009

    Après la Bibliothèque Nationale, le Louvre « accueille » la Ronde infinie, à l'occasion de la « Nuit des Musées », le samedi 16 mai 2009, de dix-neuf heures à minuit. Reflets d'ambiance.

    MM. les Représentants de la Direction des Musées Nationaux, comme dirait M. Molinié, « c'est pas nous, les casseurs, c'est Sarko et ses amis . . . »


oyseaulx | 18 h 17 | Rubrique : Réponses aux objections

Permalien | 2 commentaires

Jeudi 07 Mai 2009.

« Ronde, ô ma Ronde . . . »

suivi d'Occupation des lieux secretz

Jeudi 7 mai 2009, à 20 h 53.

    Par une belle après-midi du mois de may, s'avisèrent moult oyseaulx, oyselles et gentes sourys se retrouver place du Panthéon pour chanter en ronde . . .

oyseaulx.org/files//rondemaronde001.avi



oyseaulx.org/files//rondemaronde002.avi

D'aucuns s'avisèrent aller visiter lieux secretz ès-quels Pécresse et ses amys font excrétion des digestions naturelles.

Passâmes devant hauts lieux :



puis, pénétrèrent ès-lieux secretz :

oyseaulx.org/files//rondemaronde003occupation.avi

encore :

oyseaulx.org/files//rondemaronde004occupation.avi

Vint la première charge :

oyseaulx.org/files//rondemaronde005premierecharge.avi

et la danse et le chœur tournaient plus vivement que jamais :

oyseaulx.org/files//rondemaronde006soutienexterieur.avi

Images floues de l'arrestation des occupants :

oyseaulx.org/files//rondemaronde007arrestationdesoccupants.avi
 
Pour un récit plus objectif, car recoupant de nombreux témoignages, cf. ici. A notre connaissance, c'est la première fois que les autorités s'en prennent d'une manière violente à la Ronde infinie des Obstinés.
 
Des images de ce qui s'est passé à l'intérieur du ministère : ici. On recueille l'impression que les occupants étaient plusieurs centaines. Des sources sérieuses parlent de 173 arrestations.

Les images des violences policières contre les occupants sont ici, ici, ici, ici, ici, et ici, si nous restituons correctement l'ordre chronologique.

Cf. ici, la déclaration politique autographe des occupants.

oyseaulx | 22 h 11 | Rubrique : images | Màj : 09/09/09 à 18 h 47

Permalien | aucun commentaire

Plus d'articles :

Version  RSS 1.0   RSS 2.0 

:: design Palatin par laurent ::