le plus sçavant des oyseaulx

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  • anfiopy : Excellent site, added to favorites!!...
  • Anthony : Bonne continuation :)
  • sancho : oyseaulx, j'ai découvert la mine d'argent (peut-être d'or) de vos cours. J'y ai déjà laissé une trace de mon passage.
  • Ritoyenne : Un ptit coucou, je passe souvent :)
  • Ritoyenne : Oyseaulx sont bons compagnons.
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études sçavantes

Réponses aux objections

Mercredi 10 Avril 2013.

Sartre a-t-il influencé Deleuze et Foucault ?

où l'on montre qu'on peut toujours recommencer à foutre la merde

Deleuze influencé par Sartre ? En 1945, c'est attesté, mais l'enseignement d'Alquié en khâgne a pu lui ouvrir les yeux sur les ambiguïtés de l'existentialisme, « un tissu de contresens », disait-il.  Au cours de la préparation de l'agrégation, n'est-ce pas Bergson qui a pris le relais ? Au passage, l'article de 1956, que nous avouons n'avoir pas eu sous les yeux depuis 1973, contient-il autre chose que le livre de 1966 ? Il nous semble aussi qu'à partir de 1970 Deleuze a été surtout le scribe de Guattari, qui, avec sa conception de la « machine désirante » réglait son compte à Lacan, en sa qualité de camerlingue éconduit au profit de Miller par ce Pape. Le seul texte franchement sartrien de Deleuze que nous connaissions est l'article sur Tournier, où la notion de structure semble bien avoir un sens sartrien, et qui est d'ailleurs un texte sérieux, bien qu'inspiré par des connivences de réseaux intello-mondains.

Influence de Sartre sur Foucault ? C'est beaucoup moins sûr. Outre que Sartre était peu prisé à l'Ecole normale supérieure dans les années d'après-guerre, le développement intellectuel de Foucault évolue dans le cadre d'une psychologie assez éclectique, plus proche de Lagache  que de Merleau-Ponty, et donc, du coup, plus médicale que philosophante, préparant l'auteur à ses futurs travaux sur l'histoire de la médecine et de la psychiatrie. Sur le plan proprement philosophique, l'influence déterminante est, dans un premier temps, Heidegger, avant la découverte de Nietzsche, en laissant de côté les références sadiennes qui ont plutôt valeur de provocation. A la lisière de la philosophie et de la psychologie, l'influence de Ludwig Binswänger (qu'il traduira et préfacera) a sûrement été déterminante, ainsi que, d'une façon générale, celle de la Daseinsanalyse. Foucault tel qu'en lui-même semble sorti de ses lectures upsaliennes et, peut-être, des remarques critiques que lui fit Dumézil (dont l'influence ne doit être ni sous-estimée, ni surestimée) au cours de la correspondance qu'ils échangèrent à ce sujet jusqu'en 1960, c'est-à-dire jusqu'à l'achèvement de sa thèse. Nous sommes ici très loin d'une mouvance sartrienne, semble-t-il ; aussi, la thèse de Foucault modifie-t-elle, en profondeur, non seulement la perception que les historiens avaient du statut historique de la folie à l'époque classique et moderne, mais jusque la nature des relations que la discipline philosophique entretient avec la psychologie et avec l'histoire. Enfin, des sources extra-théoriques, et notamment musicales, ne doivent pas être négligées. Foucault est à Sartre ce que sont les Structures de Boulez au Bœuf sur le toit et cette inspiration persistera jusqu'à l'Archéologie du savoir et la Leçon inaugurale.

oyseaulx | 18 h 52 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 04/11/14 à 18 h 14

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Lundi 04 Mai 2009.

désastre d'une expérience

sur quelques points de déontologie politique et publiciste, avec quelques observations de philologie critique

P. S. Pour la bonne intelligence et l'horloge du site n'étant pas à l'heure de Paris, nous précisons que nous publions les présentes le lundi 4 mai 2009, à 17 h 37, heure légale de Paris.

    Nous écrivions hier soir, en commentaire à un article paru dans un media indépendant :

    « Si vous voulez mon opinion, la Ronde des obstinés, demain, lundi 4 mai, à midi, c’est fini. Les initiateurs vont annoncer la fin de la Ronde. Ce qui soulève pas mal d’interrogations, parce qu’ils nous ont fait tourner pas mal en rond, ces initiateurs. Sans nous dire qu’ils avaient négocié un accord secret avec Delanoé pour que ça s’arrête au bout de mille heures. Mille heures à tourner en rond pour ne rien obtenir. Et si c’était les occupants de l’Hôtel de Ville qui avaient raison ? » (cf. ici).

    Le même 3 mai 2009, à 22 h 10, nous écrivions, dans un commentaire à un article paru sur le site des étudiants d'histoire de Paris I :

    « "Jusqu'à demain midi". On ne saurait mieux dire. J'étais sur place il y a deux heures, et j'avais le sentiment d'assister à un enterrement. Demain, à midi, les initiateurs vont annoncer l'auto-dissolution de la Ronde, sans avoir rien obtenu, après nous avoir fait tourner en rond pendant mille heures. De qui se moque-t-on ? » (cf. ici).

    En commentaire à un article intitulé obstinés vs insurgés (occupation de l’hôtel de ville à Paris), nous écrivions, le 3 mai 2009, à 22 h 31, sur un site en libre publication :

    « Si vous voulez mon opinion, demain, lundi 4 mai, à midi, c’est fini la Ronde. J’étais sur place il y a deux heures et j’avais l’impression d’assister à un enterrement. Demain, les célébrations des mille heures finies, les initiateurs vont annoncer l’auto-dissolution de la Ronde. Sans avoir rien obtenu. Il y a, paraît-il, un accord secret avec Delanoé pour arrêter au bout de mille heures (d’où l’embarras que suscita l’occupation de l’Hôtel de Ville, le soir du premier mai). C’est à se poser des questions. Car ils nous ont quand même pas mal fait tourner en rond, finalement, ces gens. Ils auraient pu nous consulter. Et si, au bout du compte, c’étaient les occupants de l’Hôtel de Ville qui auraient raison ? » (cf. ici).

    Lundi 4 mai 2009, à 14 h 29,  les rédacteurs du site publiaient, sous le titre : Comme prévue (sic), la Ronde des obstinés stoppe,
un article, répertorié http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85184, ainsi libellé :

    « Sans avoir rien obtenu et en suite d’un accord secret avec Delanoé pour arrêter au bout de mille heures (d’où l’embarras que suscita l’occupation de l’Hôtel de Ville, le soir du premier mai), la "Ronde des obstinés" ont (sic) mis un terme, ce midi, à leur action sur le parvis de l’Hôtel de ville... ;-)

    On se pose des questions... Car ils nous ont quand même pas mal fait tourner en rond, finalement, ces gens. Ils auraient pu nous consulter. Et si, au bout du compte, c’étaient les occupants de l’Hôtel de Ville qui auraient raison ? »

    Nous avons évidemment fait observer aux rédacteurs qu'il n'y avait que les oyseaulx sçavans qui avoient prévu, avec leur regard perçant, du haut de l'élément aérien où ils évoluent, ce qu'ils reproduisaient gentiment dans les termes mêmes où ils avaient traduit leur désarroi, dans un commentaire qui n'a pas retenu l'attention des rédacteurs pour publication.

    Il n'est pas invraisemblable de supposer que les occupants de l'Hôtel-de-Ville aient un regard aussi perçant que nous. On peut donc penser que leur action se proposait de dénoncer, d'avance, l'auto-dissolution de la Ronde et de souligner l'inefficacité des initiatives pacifiques. Nous n'aurons pas l'indélicatesse d'insinuer que la Ronde infinie a été dissoute par M. le Maire de Paris, plutôt que dispersée par M. le Préfet de Police. On peut, néanmoins, penser que l'accord secret qui liait les initiateurs au premier a été cause qu'elle l'a pas été par le second. Que de pareils engagements se trament dans le dos de pauvres oyseaulx qu'on convoque poliment pour venir tourner tout un dimanche de fête foraine laisse penser que beaucoup de membres de l'enseignement supérieur continuent de prendre les oyseaulx pour des pigeons. L'initiative des occupants retrouve, évidemment, ici, sa véritable signification et son entière justification, comme s'explique la réaction, complètement déplacée, des initiateurs de la Ronde.

oyseaulx | 17 h 39 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 05/05/09 à 02 h 05

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Mercredi 24 Décembre 2008.

pour une exception philosophique

pour une fois qu'on peut être fier de sa discipline, d'ordinaire inféodée à la putasserie

    Selon nos informations, un professeur d’hypokhâgne du lycée Condorcet, ainsi que deux autres enseignants de la discipline, encourent des poursuites pour avoir apporté leur soutien à un immigré victime d’une expulsion :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76643

oyseaulx | 18 h 37 | Rubrique : Misère de la philosophie

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Mardi 06 Mars 2007.

la philosophia perennis est une imposture

où l'on montre que la philosophie est une invention dont l'archéologie du sçavoir montre aisément qu'elle est d'une apparition très récente

Par philosophie, j'entends ce qui se pratique sous ce nom, dans l'environnement qui semble être celui d'yceulx qui interviennent icy, soit, principalement, l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur français et francophone. Ce sens est fort différent de celui que revêtait ce terme au 18e siècle et qui était voisin de ce que nous appellerions « irréligion ». Entre les deux significations de ce vocable, pour ne rien dire des autres, il ne sçaurait y avoir qu'homonymie. Croire que la pratique d'Héraclite ait quoi que ce soit en commun avec celle d'un affidé de la monarchie de Juillet relève d'une méconnaissance de la nature historique des productions humaines, dont relèvent celles de « l'esprit ».

Que M. Bourdieu ait opéré diverses pirouettes au long de sa trop brève existence est suffisamment connu.

Qu'établir un palmarès des établissements revienne à traiter le sçavoir comme une marchandise l'est tout autant. Que des oyseaulx sans domicile fixe de notre espèce s'en émeuvent ne sçauroit choquer que des bipèdes sans plumes.

oyseaulx | 06 h 28 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 11/09/07 à 04 h 20

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Lundi 05 Mars 2007.

d'une forme de résistance à l'intrusion des intérêts privés dans l'enseignement supérieur

où l'on montre pourquoi bloquer une autoroute ou une gare est une activité plus intellectuelle que déblatérer des insanités devant un amphi endormi

D'abord, c'est déjà un point de vue gouvernemental et patronal que de vouloir procéder à un « classement » des établissements, puisque cela revient à les mettre en concurrence, donc ce point de vue épouse bien celui du néo-libéralisme. Ensuite, même en supposant qu'on épouse, par hypothèse, ce point de vue, tout dépendrait ensuite des critères selon lesquels on opère ce « classement ». Si l'on adopte comme principal critère la répartition sur les pages de la copie des trois sous-parties des trois parties de la dissertation avec introduction, développement en trois points et conclusion, il est possible que certains étudiants de Paris 8 se trouvent classés derrière certains élèves de khâgne ou de l'Ecole normale supérieure. J'avoue que je préfère encore de loin ce critère, pourtant fort contestable, à celui de la notoriété médiatique des officiants mesurée par ce qu'on appelle, dans les administrations de l'enseignement public, le « rayonnement » calculé d'après le nombre de publications non bloquées par des comités de rédaction inféodés à on ne sait trop (mais, en réalité, on ne sait que trop) quels intérêts. Cependant, je ne puis m'empêcher de penser que bloquer une autoroute ou une gare est une activité infiniment plus intellectuelle que déblatérer des insanités devant un amphi endormi.

oyseaulx | 16 h 25 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 11/09/07 à 04 h 30

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Peut-on instruire sans enfermer ?

où l'on montre que, loin qu'on ait toujours procédé par classement des reçus, ce procédé apparaît dans des conditions historiques fort précises

L'idée de classement, en termes de rang obtenu, est-elle compatible avec le caractère sérieux requis du travail intellectuel ? Plus précisément, peut-on instruire sans classer ? Cette question pourrait sans doute s'éclairer si l'on se demandait à quelle époque (et dans quelles conditions, pour reprendre ma sempiternelle antienne) l'on s'est mis à noter et à classer ses élèves ? Et à quelles fins ? Imagine-t-on Albert le Grand mettant une note à saint Thomas d'Aquin, aux fins d'un classement ? Cette idée de classement est donc bien liée aux conditions historiques de son apparition, contemporaine de l'enfermement des « étudiants » dans ces espèces de prisons appelés collèges qu'on voit apparaître sur les flancs de la montagne Sainte-Geneviève à une époque précise, dans des conditions historiques précises et dans un but précis. Cette idée n'est donc pas neutre politiquement. On peut, du reste, douter qu'il existe des idées politiquement neutres.

oyseaulx | 05 h 48 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 11/09/07 à 04 h 36

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Réponse à une attaque stupide dénigrant l'enseignement dispensé au département de philosophie de l'Université Paris VIII

qu'il ne faut pas être si prompt à condamner la conduite des autres ; et que ceux qui veulent gloser, doivent bien regarder chez eux s'il n'y a rien qui cloche

Les étudiants français, en philosophie comme dans les autres disciplines, savent très bien que ce qu'on leur enseigne est de la merde et que leurs enseignants, qu'ils soient « analytiques » ou « continentaux », sont des clowns. Les membres de l'enseignement supérieur français n'ont aucune idée de ce qu'est le travail intellectuel, sauf, peut-être, à l'Ecole pratique des hautes études et aux Chartes, et encore y tombent-ils, tout de suite, dans l'exagération. Il n'en convient pas moins de souligner que l'appréciation formulée au sujet de l'enseignement dispensé dans une Université précise, qui ne se trouve pas être, comme par hasard, n'importe laquelle, épouse singulièrement le point de vue des milieux gouvernementaux et patronaux. Cette attaque stupide est aussi condamnable que des appréciations unilatérales formulées, ailleurs, sur l'Université Paris IV.

oyseaulx | 02 h 44 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 11/09/07 à 04 h 47

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Jeudi 22 Février 2007.

Sur un colloque où l'on ne citait que les médiocres...

...sans soupçonner qu'il existe autre chose

1° Je ne parlais pas que d’Althusser et vous laissez sans réponse mes remarques sur l’inexplicable absence, dans votre propos, de toute référence à des auteurs importants comme Labarrière, Gérard Lebrun, André Lécrivain ou Jacques d’Hondt (que j’ai omis de citer et on me l’a fait remarquer, mais que je respecte profondément), qui ont quand même apporté plus de lumières sur Hegel que les fumigaisons de Kojève ;

2° On ne peut nier, en effet, qu’en bien des occasions, le pauvre Althusser ne se soit laissé piéger par la tentation de l’herméneutique (ses relations avec certains psychanalystes le prouvent assez et je rappelle que la psychanalyse était interdite en U. R. S. S. et ils savaient, à mon avis, ce qu’ils faisaient) ; cela n’empêche qu’il sut faire preuve, à d’autres moments, d’une lucidité assez exceptionnelle en ces années-là. On n’en voudrait pour preuve que la convergence qui s’instaure, à cet égard, avec des commentateurs venus d’horizons très éloignés, comme c’est, précisément, le cas de Labarrière. Nous ne sommes nullement des anticléricaux primaires, mais seulement des anti-humanistes, car nous croyons que l’humain et la croyance en l’Homme ont peut-être produit assez de malheurs maintenant. On ne saurait, non plus, mettre sur un même plan, un texte théorique et une lettre à une amie.

Cf. http://oyseaulx.org/news/quo-usque-tandem-sorbonicolae

oyseaulx | 04 h 09 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 11/09/07 à 04 h 12

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Dimanche 05 Novembre 2006.

quo usque tandem, Sorbonicolae...

pensée ou événement mondain ?

Pas un mot sur Pierre-Jean Labarrière, qui a écrit trois des plus remarquables livres jamais parus en français sur Hegel, et, notamment, sur la Phénoménologie de l’Esprit (certes, on y est loin des élucubrations de Kojève) ? Pas un mot sur Gérard Lebrun, qui écrivit lui aussi un des meilleurs livres parus en français sur Hegel ? Pas un mot pour André Lécrivain et ses élèves, qui écrivirent, sur plus d’un millier de pages, pendant dix ans, un commentaire exhaustif de la Science de la Logique ? Quant à soutenir qu’Althusser nous engageât à « lire le réel à livre ouvert », lui qui a explicitement et virulemment combattu cette sotte prétention dans Lire le Capital... Qu’est-ce qu’on regrette les années soixante...

oyseaulx | 03 h 56 | Rubrique : Misère de la philosophie | Màj : 11/09/07 à 03 h 59

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