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études sçavantes

Réponses aux objections

Dimanche 28 Octobre 2007.

Pour en finir, une bonne fois pour toutes, avec ce monde de merde

et avec celui qu'on nous prépare

    Nous reproduisons, ci-dessous, un texte diffusé par des étudiants de l'Université de Rouen. Nous précisons que nous souscrivons, pleinement, aux conclusions qu'il formule, ainsi qu'aux actions qu'il envisage à l'encontre des effets qu'il dénonce.

Appel de l'Assemblée générale de l'Université de Rouen.


Grève, occupation, blocage. Nous avons commencé...

    Aujourd'hui, jeudi 25 octobre 2007, à Rouen, une Assemblée Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battue dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre.
    Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérégler les gestes tellement huilés du quotidien. Du CPE nous gardons la force d'initiative et la possibilité de vaincre dans l'affrontement. Si ce mouvement naît du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités, il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place. La France d'après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer. Ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas un simple durcissement des institutions, mais la constitution d'une force politique prête à tout pour éliminer ceux qui ne filent pas droit, ceux qui ne partagent pas leur désir d'un monde parfaitement policé où les cadres aux dents colgate roulent en velib' au milieu des rafles de sans papiers. Il n'y aura pas de trêve. C'est une vérité de l'époque que nous devons assumer.
    Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires, tous ces fronts qui s'ouvrent appellent le meilleur de notre intelligence, une pensée stratégique maximale. Nous faisons le pari que ce moment est opportun pour nous retrouver, pour retourner dans la rue, pour prendre le pavé et nous jeter dans la lutte. Notre mouvement sait qu'il n'est pas isolable, qu'il rentre en résonance avec tous ceux qui ont pris la décision de lutter là où ils sont, à leur manière et de toute leur détermination. Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D'où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D'où l'occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d'argent, de travail, et d'information et que, pour l'entamer, il nous faut enrayer cette machine. D'où le blocage.
    Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s'organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.

Comité d'occupation de l'Université de Rouen, 25 octobre 2007.

oyseaulx | 15 h 41 | Rubrique : études sçavantes | Màj : 29/10/07 à 01 h 52 | Lu 5156 fois

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Commentaires

Ritoyenne

31/10/07 à 17:40

Merci pour ce texte, à vous autres amis à plumes.

Bravo

Vital

08/11/07 à 00:23

Bonsoir,

Nous aussi, étudiants de philosophie à Paris IV Clignancourt, venons de nous mettre en grève depuis hier.
Autant dire que je vous soutiens pleinement -d'autant plus que, professeur, il vous est sans doute plus difficile de dire de telles opinions.

Donc, même si je ne vous l'ai jamais dit, bravo pour votre site, pour votre engagement... et au prochain commentaire,
Vital.

A propos

18/11/07 à 10:46

Les oiseaux sont donc bien des nihilistes !

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Anonyme

27/11/07 à 09:35

Rezo.net : "La France d’après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer (AG de l’Université de Rouen (Relevé sur le Net... 08h44)"

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Anonyme

27/11/07 à 11:25

Rezo.net - Tous les derniers articles : "La France d’après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer (AG de l’Université de Rouen"

Alex

27/11/07 à 11:28

Il ne s'agit pas de l'appel d'une assemblée générale de la fac de Rouen mais d'un texte rédigé par quelques personnes pour la plupart non-étudiantes.

Réponse

oyseaulx

27/11/07 à 13:07

    Nous n'avons pas présenté le texte que nous publiions comme l'expression d'une assemblée, ni d'une quelconque volonté générale. La pertinence du propos ne réside pas, pour nous, dans l'assentiment qu'on lui accorde, ou bien qu'on lui refuse. Nous indiffèrent les récriminations des majorités de l'heure, toujours susceptibles d'être défaites sans préavis. Quant à la qualité d'étudiant, elle ne s'acquiert pas, à nos yeux, grâce à l'obtention d'une carte à puce délivrée par quelque autorité soucieuse de s'assurer de la qualité démocratique des expressions populaires consenties par elle, mais grâce à la permanence de l'effort intellectuel soutenu. A ce titre, les auteurs du texte incriminé répondent, d'évidence, à ce critère.

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Anonyme

28/11/07 à 13:50

Rezo.net : "La France d’après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer (AG de l’Université de Rouen (Relevé sur le Net... 27/11)"

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Anonyme

01/12/07 à 15:23

(((i))) Indymedia Liege - [France] Mouvement social (page régulièrement mise à j : "A Rouen, la grève et l'occupation ont été votée depuis le 25 octobre [ 1 ], les étudiant.e.s ont bloqué la gare mardi 13 [ 1 ], voir leur appel [ 1 ]. Le lundi 26, une assemblée d'un millier d'étudiant.e.s a reconduit le blocage [ 1 ]."

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Anonyme

05/01/08 à 17:09

Acontresens - Incision - Tu l’aimes ou tu la hais : "(3) Citation extraite d’un texte du Comité d'occupation de l'Université de Rouen, 25 octobre 2007 "

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