Tout ce qu'écrit Hugo Ott doit être pris avec des pincettes, car cet auteur représente le point de vue des milieux catholiques les plus réactionnaires (qui peuvent, de fait, s'opposer à des milieux luthériens plus éclairés), à ce titre opposés à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, dont Heidegger était partisan : tel est le sens de la sécularisation de la seconde chaire de philosophie de l'Université de Fribourg, en 1942, sur laquelle Ott revient longuement. On ne saurait trop s'étonner du paradoxe selon lequel les premiers à nous flanquer leurs manies laïques à la figure lorsqu'il s'agit de nous habiller à notre guise ou d'élever nos enfants comme nous l'entendons sont aussi les premiers à s'offusquer lorsque Heidegger entend soustraire au contrôle du Vatican une chaire de philosophie implantée dans une Université publique.
D'une façon plus générale, peu nous importe le supposé nazisme de Heidegger. Ceux qui réclament sa suppression des programmes d'étude à ce titre pourraient réclamer aussi bien celle des auteurs antiques, en raison de leurs présupposés esclavagistes, ou celle des auteurs des Lumières pour leur adhésion au colonialisme. Après tout, Robinson Crusoé est le texte le plus raciste qui soit. Loin de s'inscrire à l'encontre des présupposés des Lumières, le nazisme en constitue l'explicitation et l'accomplissement. L'histoire de l'Occident n'est qu'un génocide planétaire.
Commentaires
Anonyme
14/09/07 à 13:41
"L'histoire de l'Occident n'est qun génocide planétaire". Mais bon Dieu, allez vous faire soigner...
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← déjà trois continents de foutus
oyseaulx
14/09/07 à 18:48
Les Allemands ont fait les cons pendant douze ans et l'on sait ce qu'il leur en a coûté, les Français, cela fait quatre siècles que cela dure, et ce n'est pas fini...
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