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Réponses aux objections

Dimanche 09 Septembre 2007.

Réponse à une remarque sur la nature de l'inertie

29 août 2007

Chez Descartes, comme chez Galilée, l'inertie ne désigne pas une tendance au repos, comme semble supposer le Commentateur, mais, au contraire, une tendance du mobile à poursuivre son mouvement actuel, quelle que soit la façon dont il l'ait acquis, et ce en décrivant une ligne droite, aussi longtemps que rien n'intervient pour modifier sa vitesse ou sa trajectoire, c'est-à-dire aussi longtemps que le mobile n'entre pas dans un champ gravifique, si l'on veut parler le langage de la physique du champ, qui n'est pas celui de Descartes. C'est en vertu de ce principe que les oyseaulx qu'on transporte, dans des cages, en bateau, de Venise à Alep pour y être vendus dans le sûq n'ont pas d'effort à fournir pour parvenir à suivre le mouvement du bateau, puisqu'une fois que le bateau le leur a, initialement, communiqué, l'inertie consiste en ce qu'iceulx oyseaux conservent le mouvement qu'ils ont acquis sans n'avoir plus à fournir le moindre effort. En d'autres termes, et contrairement à ce que suggère le confusionnisme ambiant, l'inertie cartésienne est exactement la même chose que le conatus spinoziste : une tendance à persévérer dans un état, qu'il s'agisse d'un mouvement ou d'un repos, aussi longtemps qu'aucune cause extérieure ne vienne à vous en tirer. Encore faut-il qu'il y ait, dans l'Univers, des lignes droites : ce sera le point d'attaque de la théorie de la relativité ; dès qu'il y a de la matière, la métrique de l'espace sera courbe, ses géodésiques seront des courbes, la simple inertie fera décrire aux mobiles des courbes et le mouvement accéléré ne sera pas d'une nature différente que le mouvement inertiel.

Autre remarque critique : quelle est exactement l'idée que critique Descartes dans le texte où il regarde par la fenêtre des hommes qui passent dans la rue ? L'intérêt du passage ne réside pas dans le risque qu'ils fussent, en réalité, des automates (selon le texte latin ; le français porte « des spectres et des hommes feints »), mais, seulement, que cette circonstance éventuelle, totalement gratuite, révèle au Cogitateur que, là où il croyait « voir » des hommes, en réalité il ne faisait que « juger qu'il voyait de vrais hommes » et, ainsi, conclut-il, « je connais, par la seule inspection de l'esprit, ce que je croyais voir de mes yeux ». Le résultat de ce Gedankenexperiment est donc que la connaissance est une opération entièrement interne à la pensée (à la substance pensante, à l'Ame) et que, par conséquent, pour Descartes, le monde extérieur n'est pas un monde qui se « voit ».

oyseaulx | 07 h 41 | Rubrique : Réponses aux objections | Lu 514 fois

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Commentaires

Anthony Le Cazals

19/09/07 à 20:50

Un intéressant livre sur la théorie de la Relavitié d'Einstein de Niel Bohr qui retrace toute l'histoire des concept physiques depuis Gallilée jusqu(à Einstein. Et tout semble, je n'ai eu le temps de finir ce résumer. Mais petit à petit est battu en brèche le principe d'intertie posé par Galillée (mais tout droit issu d'Aristote avec l'idée des corps graves et du statisme qui leur est sous-jacent). Toute la science et la physique en premier est mue par ce besoin de certitude de ceux qui contemplent de manière statique qui jugent onvaincus dans leur illusion : la cohérence axiomatique. Rejet du magnétisme (qui se retrouve chez Jacqueqs Benveniste ou Wilhelm Reich), rejet du dynamisme : on projette sur la théorie des champs (1859 Mawwell) notre vision plancher des vaches, notre idée que les champs sont clos, alors que théories des champ veut dire que le champ est dynamique, vectoriel, que le mouvement prime sur le repos, avant même. Les présupposé métaphysique et épist&émologique tuent l'effervescence que constitue la science. La physique que l'on nous apprend à l'école est rester sagement asis sur vos chaises. La physique que l'on nous apprend à l'école n'est pas celle que l'on peut se donner comme éducation car l'école, l'éducation scolarisée n'est pas l'éducation comme l'entendait Schopenhauer, Niestzsche ou même plus proches de "nous", du commun, Ivan Illich. Apprentissage du statisme, de l'accceptation de la névrose, de la hierarchie future des salariée, telle est l'éducation que Illlich qualifiait de contre productive que l'on bnous demande d'incorporé à l'école.

Loin de m'écarter, ce qui suite à travers le principe d'inertie, c'est que l'on pourrait avoir une autre vision du monde, une autre conceptions des choses qui ne soit issue de la métaphysique aristoélicienne et de ce besoin d'épistémé, de dissection, de coupe mortifère de la réalité. La physique qui pose en premier le principe d'inertie plutôt que celui d'incertitude (non la molesse indécise, mais un humour à la feynmann à la Hawking qui refuse le sérieux) est une physique de la décadence.

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