Je m'aperçois que je n'avais pas lu l'article en entier. Une direction de recherches importante me paraît de déterminer ce que la doctrine freudienne de la pulsion de mort doit à Schopenhauer, à confronter, d'une manière précise, notamment la quatrième partie du Premier Livre à la partie spéculative d'Au-delà du principe de plaisir. On sait que Freud a lui-même souligné la parenté d'inspiration (dans les Nouvelles Conférences, donc à une date très tardive, il faut le préciser). Pourtant, je n'ai pas eu l'impression qu'il ait jamais lu Schopenhauer, de même que je demeure persuadé qu'il ne connaîtra jamais de Nietzsche que la seule Naissance de la Tragédie, et, encore, par l'intermédiaire de Mlle Bonaparte ou de Mlle von Salomé... Mais peut-être a-t-il été influencé plus qu'on ne le soupçonne par le schopenhauerisme diffus qui règne dans les trente dernières années du dix-neuvième siècle, sur un mode qu'exprime mieux la Philosophie de l'Inconscient d'Eduard von Hartmann que l'authentique doctrine schopenhauerienne.